Dossier de presse

 

Du 19/10/2012 au 21/10/2012

Tarbes. Éloge de l’enfermement

 

Avec la solitude et l’enfermement comme pierre angulaire de leur création, Sophie Barros et Henri Ménard se livrent à un exercice délicat, chacun à leur tour, dans «Soli d’eux», à l’affiche encore jusqu’à dimanche au Pari. Elle, est plutôt danseuse, coincée dans une armature de fer cerclée de film plastifié. Un mètre carré pour braver les affres de l’enfermement, pour se muer en animal, en insecte, en acrobate aussi, dans une chorégraphie assez ingénieuse comme l’espace est des plus restreints. Sophie Barros s’éreinte jusqu’à trouver la faille, la sortie et les premières bouffées de liberté, de vie… Du moins c’est ce qu’elle semble croire quand la cruauté du monde extérieur accable aussitôt la nouvelle affranchie. Autre atmosphère avec le travail d’Henri Ménard, circassien aux allures des temps anciens, artiste enfermé lui dans son monde, celui de la ritournelle et des gestes itératifs. Un monde qu’il parvient pourtant vite à rendre burlesque quand les massues créent leur propre chorégraphie, quand la magnésie devient poudre de pirlimpinpin, quand le moindre regard, le moindre geste devient du mécanique plaqué sur du vivant, provoquant donc naturellement le rire. Deux soli très bien écrits et parfaitement exécutés donc, qu’il serait dommage de ne pas partager. Il reste encore trois représentations.

«Soli d’eux», vendredi 19 et samedi 20 octobre, à 20 h 30 ; dimanche 21, à 16 heures. Tarifs : 8 et 12€. Renseignements au 05.62.51.12.00.

D. G.